Carte scolaire 2018 : défendre l’avenir de nos enfants, de nos écoles, de nos communes et de nos territoires ruraux. Communiqué du Conseil Départemental de la Corrèze

Lors de la réunion cantonale de Naves, le 18 janvier, le Président du Département a été interpellé par le Maire de Corrèze concernant l’avenir des collèges ruraux suite à des allégations de l’Inspection d’Académie, laissant entendre que ne subsisteraient bientôt que des collèges de plus de 200 élèves.

Pascal Coste a rappelé : " Ce sujet n’a jamais été évoqué entre l’État et le Département et il n’est pas question de fermer un seul collège en Corrèze ".

Le lendemain, 19 janvier, à l’occasion des voeux de Tulle Agglo, le Président du Département, également co-président du Comité Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN), s’est ému du fait que la carte scolaire 2018 ait été dévoilée aux organisations syndicales et ait fuité dans la presse avant même qu’il n’en ait été informé par Monsieur l’Inspecteur d’Académie.

Monsieur le Préfet a alors insinué qu’une réunion s’était tenue le 8 janvier, en présence d’une représentante du Département, et qu’une présentation de la carte scolaire avait été faite aux élus, ce qui est totalement faux.

" Je reconnais bien là le courage du Préfet Bertrand Gaume, grand serviteur de l’État, de défendre ses services qui s’étaient pourtant bien gardés de lui donner les bonnes informations " précise le Président du Département.

Hier soir 22 janvier, lors des voeux de l’Agglo de Brive, Monsieur le Préfet a affirmé que nous avons pris l’initiative conjointe de reporter le CDEN du 1er au 7 février pour "laisser le temps de la concertation" sur le projet de carte scolaire.

Or il n’en est rien !

" Je réaffirme qu’il n’y a eu aucune concertation avec le Département et qu’en ma qualité de co-président du CDEN, j’ai demandé à Monsieur le Préfet de reporter cette instance " confirme Pascal Coste.

Trop c’est trop !

Les Départements ruraux, leurs élus et leurs habitants sont méprisés par l’État depuis de nombreuses années, et particulièrement par le Gouvernement actuel et certains de ses représentants locaux.

L’Éducation Nationale n’est pas un État dans l’État !

Ce n’est pas l’image que semble vouloir donner le nouveau Ministre de l’Éducation Nationale mais force est de constater qu’en Corrèze, la technocratie reste à la manoeuvre.

Le passage en force et l’entêtement de Monsieur l’Inspecteur d’Académie sur ce dossier conduisent à ce que le Conseil Départemental cesse toute discussion avec l’État jusqu’à l’annonce sans équivoque :

  • d’aucune fermeture d’école en Corrèze, sauf en accord avec les Maires concernés ;
  • d’aucune suppression nette de poste d’enseignant sur le département.

Dans l’attente de cette annonce, que le Département souhaite la plus rapide possible, la Majorité départementale cesse tous ses travaux en cours avec l’État et décide :

  • de suspendre la co-construction du Contrat de Transition Écologique ;
  • de renoncer, faute d’un climat de confiance, à engager les discussions sur le pacte financier que l’État veut nous imposer (NB : le Département fait partie des 340 grandes collectivités concernées par la signature d’un pacte de confiance avec l’État pour l’encadrement des dépenses / recettes dans le cadre de la contribution au redressement des comptes publics de la Nation) ;
  • de ne plus associer le Préfet et les Sous-Préfets aux réunions cantonales qui se déroulent jusqu’à fin mars.

Enfin, les élus de la Majorité départementale ne participeront pas à la cérémonie des voeux de Monsieur le Préfet ce vendredi 26 janvier.

" Si j’étais un Maire corrézien, je ne participerais d’ailleurs pas à cette cérémonie par solidarité avec mes collègues impactés par la carte scolaire, et surtout pour rappeler la nécessité de ne plus faire de discours mais d’avoir des actes concrets pour la défense de la ruralité " confie Pascal Coste.

Qu’on ne s’y trompe pas !

Il ne s’agit en aucun cas d’un simple "coup de gueule" ou d’un "coup politique" mais de l’expression grandissante d’un véritable "ras-le-bol" des décisions unilatérales de l’État et du mépris de la ruralité.

Les Corréziens, et plus généralement les ruraux en France, en ont assez des décisions imposées par Paris ou par quelques électrons libres de l’administration locale, sans le moindre bon sens, sans prise en compte des réalités locales, et surtout sans concertation avec les élus et les acteurs de terrain.

Augmentation du prix du gasoil, limitation de la vitesse à 80 km/h, fermetures de services publics, … Où s’arrêtera le Gouvernement ?

Aujourd’hui, il s’agit de défendre l’avenir de nos enfants, de nos écoles, de nos communes et de nos territoires ruraux.

Le communiqué au format Pdf ici

Contact :
Conseil Départemental de la Corrèze
Cabinet du Président
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